D'abord les trucs positifs : J'ai entrepris un programme d'entraînement beaucoup mieux structuré que ce que j'ai bagossé depuis décembre. J'avais vraiment escamoté la périodisation pour le demi hypothermique parce que je ne l'avais pas planifié dans mon année de course. Je pense que je vais pouvoir m'améliorer avec ce nouveau plan et avoir du plaisir en le faisant. Les 2 prochaines semaines sont pas mal relaxes mais bon, j'ai le droit.
Du côté négatif, je ne sais pas ce qui s'est produit hier mais je suis malade comme un chien aujourd'hui sans pouvoir dire avec certitude ce qui m'a rendue malade. Les problèmes ont commencé avec un combo rhum et stroboscopes - mais le premier est sans gluten et le second ne devrait pas me faire de problèmes si tout est autrement normal. Alors je ne sais pas trop. Contamination croisée? Who knows. J'ai juste le goût de dormir pendant 2 mois. On dirait que c'est ce que ça prendrait pour remonter la pente après un incident. Perdre 6lbs en une journée grâce au régime instantané de contamnation croisée, c'est vraiment épeurant.
ONWARDS AND UPWARDS.
Je suis une maman marathonienne engagée contre les cancers du sang. Ici je parle entraînement, nutrition, aspects psychologiques, motivation.
dimanche 27 février 2011
dimanche 20 février 2011
Demi hypothermique - à la mode Jules César.
Tout d'abord, un petit tour sur wikipédia, où on trouve une entrée fascinante sur l'hiver québécois. Ça met les choses en contexte quand je dis qu'il faisait beau et chaud. ;)
Le vent était de la partie et ma cheville était inconfortable au lever (3/10 sur l'échelle de c'est une mauvaise idée de courir). Mais comme je m'étais dit que je passerais au moins la ligne de départ... VENI!
Normalement, quand le coup de départ est donné, j'ai un bon jet d'adrénaline qui me fait oublier les 5 premiers kilomètres. Pas ce coup-ci. Le parcours débutait avec une descente glacée. Ça m'a anesthésiée un peu disons. J'avais mes crampons, mais je peinais à tenir mon rythme voulu même avec ça.
Ça s'est gâté une fois sur le Circuit Gilles-Villeneuve, parce qu'on dirait que même quand mes crampons passaient dans la glace, ils n'avaient que très peu de traction à cause de la divine asphalte lisse du circuit de F1. Je dis divine parce que temple sacré de l'automobile qu'il est, l'épandage d'abrasifs n'y est pas permis.
Rien à signaler du premier tour sauf le fait qu'il était clair pour moi que ma cheville rechignait dès que je poussais la cadence un peu. Je souffrais au 5ème kilomètre. J'ai alors officiellement décidé de casser le rythme et de prendre le demi comme une course du dimanche. C'est bien beau les épreuves, et les roux sont peut-être plus douillets que la moyenne, mais il demeure que j'ai envie de faire un bon preier marathon et pour ça, il faut que je sois sur mes deux pieds.
Deuxième tour : je ne fais que me répéter ma routine de danse moderne pour la course à pied - mon tronc est-il bien solide, le mouvement des bras efficace, la respiration facile, le genou au-dessus du pied qui est au-dessus de la hanche qui supporte le tronc - est-il solide? Ad nauseam. En regardant les photos que mon paparazzi préféré a croquées (<3!) ce n'est que trop clair que je lançais mes jambes beaucoup trop vers l'intérieur avant même d'être à mi-parcours. Je compensais pour la douleur efficacement mais ça ne donne pas une foulée trop efficace.
J'ai fait un petit test au 10ème kilomètre : rien à faire, pas capable d'aller plus vite que 6:35/km sans avoir mal. Je ne parle pas de douleurs attendues dans les muscles, j'allais vraiment trop lentement pour même commencer à sentir la fatigue s'installer... Plus comme des petites aiguilles dans la face interne de ma jambe gauche à chaque fois que je me donnais un peu de vitesse.
Durant tout le 2ème tour, j'ai agrippé la semelle de deux coureurs qui me semblaient sympathiques : un prof d'une trentaine d'années et son mentor de course dans la quarantaine. Le second, ultramarathonien, qui lui racontait toutes sortes d'histoires sur ses courses passées. Leur conversation était intéressante, leur rythme était bon pour moi, j'ai tendu l'oreille. Je n'ai pas jasé par contre parce qu'au km 12, un mal de tête a commencé à me déranger.
C'est là que j'ai réalisé que je n'avais encore rien bu. Complètement oublié de boire - c'est plus facile pour moi de penser à boire quand je suis haletante, on dirait. Trainer autant de trucs sur ma ceinture et parvenir à oublier que je la porte, c'est peut-être une bonne indication qu'elle est confortable mais, pas impressionnée disons.
J'ai essayé de reprendre le temps perdu mais ça ne fonctionne pas comme ça. 500m plus tard environ, pause-pipi, couleur café, que je n'aime pas ta couleur, café. n'en déplaise à Gainsbourg. Disons qu'après le vent, la douleur, c'était une mauvaise surprise et mon moment VIDI de la course. Je comprends cet épisode plus ou moins parce que ça ne m'est jamais arrivé de ne pas avoir soif ou faim dans une course et parce que j'étais vraiment très bien hydratée avant le départ. Mais bon, une pelure d'oignon de trop peut-être. J'ai perdu environ 3kg d'eau en 21km. :O
À ce point-ci je me disais que j'aurais un bon 2km à marcher avant de pouvoir vraiment arrêter, alors pourquoi ne pas me rendre au 14km avant de décider officiellement de lâcher - c'est plus près du vestiaire. Mais le liquide s'est mis à passer et je me sentais pas mal mieux alors, pourquoi ne pas finir?
Le dernier tour était un peu plus lent. Je voulais seulement finir en bas de 2h35 à ce point-là. J'ai fait 5x 900m + 100m marche, pour finir les 2 derniers en courant. Ça devait être hyper gossant pour les coureurs que je dépassais pour ensuite laisser me dépasser mais quand mon estomac décide qu'il n'y a rien qui va passer et qu'il menace de renvoyer la marchandise, c'est la seule méthode que je connais pour que ce moment désagréable passe.
Je sonne comme si tout était une sinécure : ce n'est pas le cas, j'ai eu beaucoup de plaisir! Mais ce n'était pas «ma course».
Reste que toute course qui se respecte mérite son petit déficit d'oxygène à la fin :
Et hop! VICI!
Merci à Frédéric, meilleur paparazzi/cheerleader/cuisinier personnel/masseur/psychiatre du monde entier, à Pat qui s'est offert généreusement pour me remplacer au boulot, aux athlètes sur dailymile/twitter pour leur généreuse dose de motivation, aux amis et à la famille qui m'encouragent même quand je bougonne.
Genre de merci corporatif à nuun, qui font des électrolytes à boire sans gluten sans lesquels j'aurais probablement passé un très mauvais quart d'heure!
What next? Je ne sais pas encore. Je n'ai aucune inscription sauf pour le marathon de Montréal à l'heure actuelle. Je veux faire le triathlon de Verdun aussi. Sinon je pense que j'en aurai plein les bras simplement avec l'entraînement! :)
Le vent était de la partie et ma cheville était inconfortable au lever (3/10 sur l'échelle de c'est une mauvaise idée de courir). Mais comme je m'étais dit que je passerais au moins la ligne de départ... VENI!
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| La première règle de la course à pied : you gotta show up. (Je ne sais pas pourquoi j'ai le doigt en l'air, mais ça tombe bien!) |
Ça s'est gâté une fois sur le Circuit Gilles-Villeneuve, parce qu'on dirait que même quand mes crampons passaient dans la glace, ils n'avaient que très peu de traction à cause de la divine asphalte lisse du circuit de F1. Je dis divine parce que temple sacré de l'automobile qu'il est, l'épandage d'abrasifs n'y est pas permis.
Rien à signaler du premier tour sauf le fait qu'il était clair pour moi que ma cheville rechignait dès que je poussais la cadence un peu. Je souffrais au 5ème kilomètre. J'ai alors officiellement décidé de casser le rythme et de prendre le demi comme une course du dimanche. C'est bien beau les épreuves, et les roux sont peut-être plus douillets que la moyenne, mais il demeure que j'ai envie de faire un bon preier marathon et pour ça, il faut que je sois sur mes deux pieds.
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| 7km - je suis de bonne humeur et mon linge est 3 tailles trop grand. |
J'ai fait un petit test au 10ème kilomètre : rien à faire, pas capable d'aller plus vite que 6:35/km sans avoir mal. Je ne parle pas de douleurs attendues dans les muscles, j'allais vraiment trop lentement pour même commencer à sentir la fatigue s'installer... Plus comme des petites aiguilles dans la face interne de ma jambe gauche à chaque fois que je me donnais un peu de vitesse.
Durant tout le 2ème tour, j'ai agrippé la semelle de deux coureurs qui me semblaient sympathiques : un prof d'une trentaine d'années et son mentor de course dans la quarantaine. Le second, ultramarathonien, qui lui racontait toutes sortes d'histoires sur ses courses passées. Leur conversation était intéressante, leur rythme était bon pour moi, j'ai tendu l'oreille. Je n'ai pas jasé par contre parce qu'au km 12, un mal de tête a commencé à me déranger.
C'est là que j'ai réalisé que je n'avais encore rien bu. Complètement oublié de boire - c'est plus facile pour moi de penser à boire quand je suis haletante, on dirait. Trainer autant de trucs sur ma ceinture et parvenir à oublier que je la porte, c'est peut-être une bonne indication qu'elle est confortable mais, pas impressionnée disons.
J'ai essayé de reprendre le temps perdu mais ça ne fonctionne pas comme ça. 500m plus tard environ, pause-pipi, couleur café, que je n'aime pas ta couleur, café. n'en déplaise à Gainsbourg. Disons qu'après le vent, la douleur, c'était une mauvaise surprise et mon moment VIDI de la course. Je comprends cet épisode plus ou moins parce que ça ne m'est jamais arrivé de ne pas avoir soif ou faim dans une course et parce que j'étais vraiment très bien hydratée avant le départ. Mais bon, une pelure d'oignon de trop peut-être. J'ai perdu environ 3kg d'eau en 21km. :O
À ce point-ci je me disais que j'aurais un bon 2km à marcher avant de pouvoir vraiment arrêter, alors pourquoi ne pas me rendre au 14km avant de décider officiellement de lâcher - c'est plus près du vestiaire. Mais le liquide s'est mis à passer et je me sentais pas mal mieux alors, pourquoi ne pas finir?
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| Et de deux - drôle de foulée mais je vous garantis que mon pied est toujours rattaché à ma jambe. |
Le dernier tour était un peu plus lent. Je voulais seulement finir en bas de 2h35 à ce point-là. J'ai fait 5x 900m + 100m marche, pour finir les 2 derniers en courant. Ça devait être hyper gossant pour les coureurs que je dépassais pour ensuite laisser me dépasser mais quand mon estomac décide qu'il n'y a rien qui va passer et qu'il menace de renvoyer la marchandise, c'est la seule méthode que je connais pour que ce moment désagréable passe.
Je sonne comme si tout était une sinécure : ce n'est pas le cas, j'ai eu beaucoup de plaisir! Mais ce n'était pas «ma course».
Reste que toute course qui se respecte mérite son petit déficit d'oxygène à la fin :
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| AAAAAAAH! Notez l'amusement du petit couple derrière. |
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| AAAAAAAH! |
Et hop! VICI!
Merci à Frédéric, meilleur paparazzi/cheerleader/cuisinier personnel/masseur/psychiatre du monde entier, à Pat qui s'est offert généreusement pour me remplacer au boulot, aux athlètes sur dailymile/twitter pour leur généreuse dose de motivation, aux amis et à la famille qui m'encouragent même quand je bougonne.
Genre de merci corporatif à nuun, qui font des électrolytes à boire sans gluten sans lesquels j'aurais probablement passé un très mauvais quart d'heure!
What next? Je ne sais pas encore. Je n'ai aucune inscription sauf pour le marathon de Montréal à l'heure actuelle. Je veux faire le triathlon de Verdun aussi. Sinon je pense que j'en aurai plein les bras simplement avec l'entraînement! :)
vendredi 18 février 2011
pré-course en forme d'action de grâces
Demi-marathon demain! Une espèce de folie qui n'aurait pas été possible sans le soutien de Mon Fantastique Mari, de mon employeur, de mes potes. Je vous suis reconnaissante à l'os. :)
Un coup d'oeil sur mon kilométrage depuis décembre montre deux choses : ma vitesse n'est pas si mal mais je n'ai vraiment pas beaucoup de bitume/sentier/crotte de chien sous le pied pour ce demi. Je suis craintive un peu par rapport à ça, je ne pense pas que ce soit dramatique mais je ne vais absolument pas viser un record demain. Mon objectif : finir avant les marcheurs.
Ça devrait aller.
Pas de bidules sonores demain non plus. Je vais apporter mon Garmin tout neuf (wheee!) juste pour avoir un indice de ma vitesse parce que sur le CGV je prends le fixe plutôt facilement.
Parlant de prendre le fixe. J'ai hâte de remonter sur mon vélo. Je ne voulais pas me faire une blessure stupide avant le demi.
C'est pourquoi je me suis déclissé (comme dans j'ai perdu mon éclisse?) la cheville en marchant. Rien ne sert de parer à rien, il finit toujours par pleuvoir.
J'ai rendu la serviette à McGill. L'horaire de partage de la piscine était simplement un peu trop difficile à négocier avec une vie pseudo normale. Quant à la piste intérieure, je veux bien comprendre que les membres sont des citoyens de deuxième classe par rapport aux étudiants mais quand n'importe qui se met à courir à contresens dans mon couloir, que je n'ai que pour une petite heure parce qu'il est impensable de me permettre de rester alors que l'équipe de triathlon vient faire des intervalles... PFffffffff. C'est à croire qu'ils sont 90? M'enfin. On va bien voir si c'est le fun le ouaille aime scier.
Alors voilà. J'ai visualisé ma course. J'ai mangé mes galettes de riz comme si c'était une religion. J'ai des m&ms pour demain. Pour tout le reste je m'en remets à mes doigts de pied.
Un coup d'oeil sur mon kilométrage depuis décembre montre deux choses : ma vitesse n'est pas si mal mais je n'ai vraiment pas beaucoup de bitume/sentier/crotte de chien sous le pied pour ce demi. Je suis craintive un peu par rapport à ça, je ne pense pas que ce soit dramatique mais je ne vais absolument pas viser un record demain. Mon objectif : finir avant les marcheurs.
Ça devrait aller.
Pas de bidules sonores demain non plus. Je vais apporter mon Garmin tout neuf (wheee!) juste pour avoir un indice de ma vitesse parce que sur le CGV je prends le fixe plutôt facilement.
Parlant de prendre le fixe. J'ai hâte de remonter sur mon vélo. Je ne voulais pas me faire une blessure stupide avant le demi.
C'est pourquoi je me suis déclissé (comme dans j'ai perdu mon éclisse?) la cheville en marchant. Rien ne sert de parer à rien, il finit toujours par pleuvoir.
J'ai rendu la serviette à McGill. L'horaire de partage de la piscine était simplement un peu trop difficile à négocier avec une vie pseudo normale. Quant à la piste intérieure, je veux bien comprendre que les membres sont des citoyens de deuxième classe par rapport aux étudiants mais quand n'importe qui se met à courir à contresens dans mon couloir, que je n'ai que pour une petite heure parce qu'il est impensable de me permettre de rester alors que l'équipe de triathlon vient faire des intervalles... PFffffffff. C'est à croire qu'ils sont 90? M'enfin. On va bien voir si c'est le fun le ouaille aime scier.
Alors voilà. J'ai visualisé ma course. J'ai mangé mes galettes de riz comme si c'était une religion. J'ai des m&ms pour demain. Pour tout le reste je m'en remets à mes doigts de pied.
dimanche 23 janvier 2011
récapitulation en retard du 23 janvier - :>
Les dernières semaines ont été marquées par mon indiscipline mais riches en améliorations. Tout d'abord, le 10, j'ai rencontré un médecin qui non seulement était au fait du lien entre l'«épilepsie» et la maladie coeliaque mais qui en plus va pouvoir m'apporter un genre de suivi s'il s'avérait que j'en aie de besoin.
J'ai donc 0,75 médecin de famille, ce qui n'est pas un médecin de famille mais qui s'en approche suffisamment si on arrondit.
J'ai aussi découvert toutes sortes d'aliments avec du gluten caché, ce qui limite pas mal ma capacité à faire quoi que ce soit d'autre que du vélo sur place dans le confort de mon chez moi les jours qui suivent la chose. Reste que je suis fière de moi, j'ai tenu le cap tout en respectant mes limites.
Ça fait TRÈS longtemps que je n'ai visité la piscine. Je me trouve toutes sortes d'excuses (mon maillot est trop grand, y'a la foule de résolutionneux de janvier, il fait trop froid pour sortir les cheveux mouillés, les phases de la Lune attirent les marées, name it.). Pas fort mais j'ai trouvé pourquoi : il me faut un coup de mains de quelqu'un qui sait à peu près nager parce que présentement chaque minute passée en piscine me fait douter de son bien-fondé par rapport à faire un p'tit 5km. La vérité toute nue? Présentement, je n'ai pas la base d'endurance que je voudrais en course à pied et je veux en faire ma priorité. J'ai renouvelé jusqu'au 21 février à la piscine que je fréquente mais passé le demi hypothermique, je me trouve du coaching pour mon crawl qui ressemble plus à de la barbotte électrocutée, et je commence une vraie progression en natation. Je veux me faire du fun sur une distance sprint au triathlon de Verdun. Il n'y a rien de compliqué là, j'en serais amplement capable demain matin, alors, chill pill et une chose à la fois.
Parlant de chill pill. Je paniquais un peu plus tôt aujourd'hui : depuis un mois mon entraînement en course à pied me semble pas mal poche, j'ai manqué des longues courses - pour toutes sortes de bonnes raisons mais je les ai manquées quand même.
Il n'y a qu'une seule question qui importe : est-ce que je suis en forme pour courir 2h - 2h10 de temps avec un gros sourire jusqu'aux oreilles? La réponse est oui. Tout ce que je fais à partir de maintenant n'est que pour modifier à quel point ça se rapporche de 1h50 ou 2h10. Il n'y a que mon égo qui s'en soucie et à part d'autres coureurs qui compareront cela avec leurs propres temps, ça ne dit rien à personne. À ce point-ci je n'ai même pas envie de m'en soucier moi-même. C'est beaucoup plus important que je me trouve des bons bas pour courir tout plein que de faire toutes mes séances de fractionné sans m'accorder un petit moment de paresse pour regarder les étoiles ou le lever du soleil.
La grosse amélioration des dernières semaines se trouve dans mon attitude. J'ai décidé que ça m'importe peu de faire un temps en particulier maintenant, ce que je veux c'est courir au moins jusqu'à mon premier dentier, faire du vélo à l'âge où d'autres arrêtent de conduire, être la mémé hardcore qui m'impressionne tellement à la piscine dans 50 ans. Ça demande du respect pour les distances et de l'enthousiasme. C'est tout simple mais c'est un terrain pas mal plus miné que de gagner 1 point de VO2max ou perdre 1% de gras corporel - ça se construit en parties infimes qui se perdent dans l'horizon et qui se défilent l'instant où on les fixe.
Reste que je ne connais pas beaucoup de gens extraordinaires qui trippent sur leurs propres stats alors je ne vois pas d'autre issue. ;)
Je me suis inscrite au marathon de Montréal. J'ai beaucoup plus faim que ça mais je vais commencer par un petit monstre avant d'en caresser des plus gros.
Mon amoureux veut se remettre à faire «une petite demi-heure» tous les matins. On dirait bien que mon insécurité face à mon manque de kilomètres au compteur va se régler d'elle-même.
Pour tout le reste, s'agit de mettre un pied devant l'autre...
:)
J'ai donc 0,75 médecin de famille, ce qui n'est pas un médecin de famille mais qui s'en approche suffisamment si on arrondit.
J'ai aussi découvert toutes sortes d'aliments avec du gluten caché, ce qui limite pas mal ma capacité à faire quoi que ce soit d'autre que du vélo sur place dans le confort de mon chez moi les jours qui suivent la chose. Reste que je suis fière de moi, j'ai tenu le cap tout en respectant mes limites.
Ça fait TRÈS longtemps que je n'ai visité la piscine. Je me trouve toutes sortes d'excuses (mon maillot est trop grand, y'a la foule de résolutionneux de janvier, il fait trop froid pour sortir les cheveux mouillés, les phases de la Lune attirent les marées, name it.). Pas fort mais j'ai trouvé pourquoi : il me faut un coup de mains de quelqu'un qui sait à peu près nager parce que présentement chaque minute passée en piscine me fait douter de son bien-fondé par rapport à faire un p'tit 5km. La vérité toute nue? Présentement, je n'ai pas la base d'endurance que je voudrais en course à pied et je veux en faire ma priorité. J'ai renouvelé jusqu'au 21 février à la piscine que je fréquente mais passé le demi hypothermique, je me trouve du coaching pour mon crawl qui ressemble plus à de la barbotte électrocutée, et je commence une vraie progression en natation. Je veux me faire du fun sur une distance sprint au triathlon de Verdun. Il n'y a rien de compliqué là, j'en serais amplement capable demain matin, alors, chill pill et une chose à la fois.
Parlant de chill pill. Je paniquais un peu plus tôt aujourd'hui : depuis un mois mon entraînement en course à pied me semble pas mal poche, j'ai manqué des longues courses - pour toutes sortes de bonnes raisons mais je les ai manquées quand même.
Il n'y a qu'une seule question qui importe : est-ce que je suis en forme pour courir 2h - 2h10 de temps avec un gros sourire jusqu'aux oreilles? La réponse est oui. Tout ce que je fais à partir de maintenant n'est que pour modifier à quel point ça se rapporche de 1h50 ou 2h10. Il n'y a que mon égo qui s'en soucie et à part d'autres coureurs qui compareront cela avec leurs propres temps, ça ne dit rien à personne. À ce point-ci je n'ai même pas envie de m'en soucier moi-même. C'est beaucoup plus important que je me trouve des bons bas pour courir tout plein que de faire toutes mes séances de fractionné sans m'accorder un petit moment de paresse pour regarder les étoiles ou le lever du soleil.
La grosse amélioration des dernières semaines se trouve dans mon attitude. J'ai décidé que ça m'importe peu de faire un temps en particulier maintenant, ce que je veux c'est courir au moins jusqu'à mon premier dentier, faire du vélo à l'âge où d'autres arrêtent de conduire, être la mémé hardcore qui m'impressionne tellement à la piscine dans 50 ans. Ça demande du respect pour les distances et de l'enthousiasme. C'est tout simple mais c'est un terrain pas mal plus miné que de gagner 1 point de VO2max ou perdre 1% de gras corporel - ça se construit en parties infimes qui se perdent dans l'horizon et qui se défilent l'instant où on les fixe.
Reste que je ne connais pas beaucoup de gens extraordinaires qui trippent sur leurs propres stats alors je ne vois pas d'autre issue. ;)
Je me suis inscrite au marathon de Montréal. J'ai beaucoup plus faim que ça mais je vais commencer par un petit monstre avant d'en caresser des plus gros.
Mon amoureux veut se remettre à faire «une petite demi-heure» tous les matins. On dirait bien que mon insécurité face à mon manque de kilomètres au compteur va se régler d'elle-même.
Pour tout le reste, s'agit de mettre un pied devant l'autre...
:)
mardi 4 janvier 2011
bonbedibedon.
J'ai beau dire que tout va mieux, je garde le cap, si il neige on pelletera, à chaque jour suffit sa peine... C'est long guérir ma bédaine coeliaque. Pas singulièrement long, on s'entend. On parle de 2 à 3 semaines pour une personne moyenne, alors si je suis bien demain, c'est une guérison rapide. Je me trouve vraiment chanceuse d'avoir des réponses, surtout que j'ai passé le premier temps des Fêtes depuis EVER sans faire de crise convulsive/indigestion/autres choses qu'on peut blâmer sur le pain croûté.
Reste que.
J'en ai marre. Je veux aller courir. Je veux aller courir. Je veux aller courir. Courir aussi, ça serait bien.
Mais bon, pas aujourd'hui. Demain peut-être. Je vais reprendre mon plan à la semaine 1, sans faire de fractionné, quand je n'aurai plus la digestion d'un magicien qui a trop avalé de papier de soie avec des colombes dedans. Ensuite, un petit 15-20 jours à travailler surtout l'endurance et je verrai rendu là si c'est possible de jouer avec la vitesse ou si le temps joue contre moi pour améliorer mon temps.
Sexy mari a pris la peine d'annoncer à toute la famille qu'on fera tous les deux au moins le triathlon de Verdun un contre l'autre (prenez ça comme vous voulez mais je ne pense pas qu'ils autorisent les tandems. pfff.). Alors faudrait bien que je puisse aller nager aussi avant que mon maillot ne se décompose de tristesse dans mon casier.
Pas aujourd'hui. Demain peut-être. Ce soir, une brève séance sur le trainer. La motivation est au rendez-vous, c'est toujours ça de pris, mais c'est de la torture de laisser passer les belles journées sans sortir les mettre sous mes semelles.
Reste que.
J'en ai marre. Je veux aller courir. Je veux aller courir. Je veux aller courir. Courir aussi, ça serait bien.
Mais bon, pas aujourd'hui. Demain peut-être. Je vais reprendre mon plan à la semaine 1, sans faire de fractionné, quand je n'aurai plus la digestion d'un magicien qui a trop avalé de papier de soie avec des colombes dedans. Ensuite, un petit 15-20 jours à travailler surtout l'endurance et je verrai rendu là si c'est possible de jouer avec la vitesse ou si le temps joue contre moi pour améliorer mon temps.
Sexy mari a pris la peine d'annoncer à toute la famille qu'on fera tous les deux au moins le triathlon de Verdun un contre l'autre (prenez ça comme vous voulez mais je ne pense pas qu'ils autorisent les tandems. pfff.). Alors faudrait bien que je puisse aller nager aussi avant que mon maillot ne se décompose de tristesse dans mon casier.
Pas aujourd'hui. Demain peut-être. Ce soir, une brève séance sur le trainer. La motivation est au rendez-vous, c'est toujours ça de pris, mais c'est de la torture de laisser passer les belles journées sans sortir les mettre sous mes semelles.
mardi 28 décembre 2010
reprise graduelle du service sur la ligne blanche
Pas simple d'éviter le gluten! Je suis avec diligence ma diète sans gluten mais en avaler par erreur est excessivement facile. La contamination croisée est sournoise. Cependant, malgré quelques erreurs infinitésimales, tout va beaucoup mieux. Je me sens gagner des forces que je n'ai jamais eues auparavant. Ça me remplit d'espoir pour 2011!
Reste qu'il faut que je me tienne relativement tranquille au moins une autre semaine histoire de repartir du bon pied en rechaussant mes souliers. C'est difficile parce que je me sens bien mais je sais que c'est relativement à me sentir 'bien' tout en étant malade.
Une autre embûche est que j'ai peur aussi d'arriver insuffisamment préparée pour le demi-marathon. C'est ridicule, voire stupide. Ma préparation est meilleure que pour le premier, ma diète et ma santé aussi. Qu'arriverait-il si je ne faisais pas 2h05 comme je le souhaite? Rien. Qu'arriverait-il si mon temps était moins bon qu'en septembre? Re-rien.
Sauf à mon orgueil qui apparemment a de la difficulté à assimiler que j'en ai devant moi ici et maintenant, des difficultés. Le même orgueil qui sursaute et se débat quand on me complimente. C'est bien la seule chose que je ne peux pas mettre sur le dos du gluten.
Reste qu'il faut que je me tienne relativement tranquille au moins une autre semaine histoire de repartir du bon pied en rechaussant mes souliers. C'est difficile parce que je me sens bien mais je sais que c'est relativement à me sentir 'bien' tout en étant malade.
Une autre embûche est que j'ai peur aussi d'arriver insuffisamment préparée pour le demi-marathon. C'est ridicule, voire stupide. Ma préparation est meilleure que pour le premier, ma diète et ma santé aussi. Qu'arriverait-il si je ne faisais pas 2h05 comme je le souhaite? Rien. Qu'arriverait-il si mon temps était moins bon qu'en septembre? Re-rien.
Sauf à mon orgueil qui apparemment a de la difficulté à assimiler que j'en ai devant moi ici et maintenant, des difficultés. Le même orgueil qui sursaute et se débat quand on me complimente. C'est bien la seule chose que je ne peux pas mettre sur le dos du gluten.
dimanche 19 décembre 2010
inside and out
Je vais devoir changer le titre du blogue pour Les Aventures d'une Bédaine qui court si ça continue.
Donc. Résumé des derniers épisodes, je suspecte fortement que le gluten est la cause de mes problèmes, j'attends l'appel d'un gentil médecin pour me faire confirmer tout ça et je me fais fortement recommander (ok, chicaner) par la dame d'Info-Santé à la mention du retrait du gluten de mon alimentation en attendant. Faudrait pas créer des conditions pour qu'un test sorte négatif par erreur, etc etc, quelle irresponsable je suis.
J'ai donc tenté de consommer l'équivalent d'une tranche de pain par jour d'ici ce moment dans un futur imprécis où je rencontrerai un gentil médecin (ou un pas gentil).
Verdict? J'ai perdu 4lbs en 4 jours de manière très peu agréable, malgré le fait que je mange actuellement environ 200-300 calories de plus que j'en dépense. J'ai passé vendredi à me tordre de douleur, samedi à dormir, aujourd'hui, un peu des 2 avec en prime au moins une crise partielle d'épilepsie. «épilepsie»? Je commence à me demander si j'en fais après tout, de l'épilepsie. J'ai vérifié, il n'y a pas de stroboscopes dans les Weetabix, et pourtant.
Alors, de un, screw it, je ne verserai pas dans l'automutilation pour faire plaisir à la science. De deux, toujours dans cette optique antimutilation, le plan d'entraînement de cette semaine vient de prendre le bord. La course ou la piscine et les problèmes intestinaux, ça ne fait vraiment pas bon ménage. Je vais en profiter pour travailler ma flexibilité et ma posture avec les kettlebells, du yoga et mon TRX.
Je me trouve stupide d'avoir plié sous les remontrances d'une personne qui n'est pas en mesure d'améliorer mon état ici et maintenant. C'est comme si j'étais tellement hypnotisée par l'idée d'un médecin qui s'occuperait de moi que j'en ai perdu le gros bon sens de ne pas faire quelque chose qui me fait du mal.
Ça aura au moins eu le mérite de confirmer hors de tout doute que c'est le blé qui cause mes problèmes nombreux (éruptions cutanées, explosion intestinale, crises d'épilepsie, anxiété (!)).
C'est frustrant parce que ça survient à un moment où j'ai amélioré ma technique de course sensiblement, même chose pour la nage. J'aimerais voir ce que ça donne avec tous les systèmes embarqués vers la joie, TOUT DE SUITE. Mais bon, il faut que je me donne un bon mois pour guérir complètement et ça va me prendre la discipline de ne pas pousser l'intensité autrement que lorsque c'est indiqué dans mon plan. Délinquance zéro. Ça ne sera pas facile.
Par contre, l'autre bonne nouvelle c'est que ça signifie peut-être que je vais pouvoir manger plein plein de glucides (plus de 80g c'est pleinplein!) sans avoir de problèmes en autant que ça ne provienne pas de blé. Watch out, patates douces!
Donc, c'est ça qui se passe. Je ne vais certainement pas lâcher mais je dois baisser le régime. C'est l'Excuse Rêvée pour une semaine de Fêtes mais je m'en serais passée.
Donc. Résumé des derniers épisodes, je suspecte fortement que le gluten est la cause de mes problèmes, j'attends l'appel d'un gentil médecin pour me faire confirmer tout ça et je me fais fortement recommander (ok, chicaner) par la dame d'Info-Santé à la mention du retrait du gluten de mon alimentation en attendant. Faudrait pas créer des conditions pour qu'un test sorte négatif par erreur, etc etc, quelle irresponsable je suis.
J'ai donc tenté de consommer l'équivalent d'une tranche de pain par jour d'ici ce moment dans un futur imprécis où je rencontrerai un gentil médecin (ou un pas gentil).
Verdict? J'ai perdu 4lbs en 4 jours de manière très peu agréable, malgré le fait que je mange actuellement environ 200-300 calories de plus que j'en dépense. J'ai passé vendredi à me tordre de douleur, samedi à dormir, aujourd'hui, un peu des 2 avec en prime au moins une crise partielle d'épilepsie. «épilepsie»? Je commence à me demander si j'en fais après tout, de l'épilepsie. J'ai vérifié, il n'y a pas de stroboscopes dans les Weetabix, et pourtant.
Alors, de un, screw it, je ne verserai pas dans l'automutilation pour faire plaisir à la science. De deux, toujours dans cette optique antimutilation, le plan d'entraînement de cette semaine vient de prendre le bord. La course ou la piscine et les problèmes intestinaux, ça ne fait vraiment pas bon ménage. Je vais en profiter pour travailler ma flexibilité et ma posture avec les kettlebells, du yoga et mon TRX.
Je me trouve stupide d'avoir plié sous les remontrances d'une personne qui n'est pas en mesure d'améliorer mon état ici et maintenant. C'est comme si j'étais tellement hypnotisée par l'idée d'un médecin qui s'occuperait de moi que j'en ai perdu le gros bon sens de ne pas faire quelque chose qui me fait du mal.
Ça aura au moins eu le mérite de confirmer hors de tout doute que c'est le blé qui cause mes problèmes nombreux (éruptions cutanées, explosion intestinale, crises d'épilepsie, anxiété (!)).
C'est frustrant parce que ça survient à un moment où j'ai amélioré ma technique de course sensiblement, même chose pour la nage. J'aimerais voir ce que ça donne avec tous les systèmes embarqués vers la joie, TOUT DE SUITE. Mais bon, il faut que je me donne un bon mois pour guérir complètement et ça va me prendre la discipline de ne pas pousser l'intensité autrement que lorsque c'est indiqué dans mon plan. Délinquance zéro. Ça ne sera pas facile.
Par contre, l'autre bonne nouvelle c'est que ça signifie peut-être que je vais pouvoir manger plein plein de glucides (plus de 80g c'est pleinplein!) sans avoir de problèmes en autant que ça ne provienne pas de blé. Watch out, patates douces!
Donc, c'est ça qui se passe. Je ne vais certainement pas lâcher mais je dois baisser le régime. C'est l'Excuse Rêvée pour une semaine de Fêtes mais je m'en serais passée.
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