dimanche 6 mars 2011

The way out is through

Sur le cul encore. Cause identifiée : des chips avec graines de lin Choix du Président. Le Président choisit de bien bonnes choses mais il est plutôt médiocre quand vient le temps d'identifier les allergènes possibles dans ses trucs. À preuve, une requête à la compagnie m'enjoint de les rejoindre entre 9h et 16h du lundi au vendredi pour vérifier chaque produit individuellement parce qu'ils sont incapables d'indiquer les contaminations possibles sur leurs étiquettes. C'est dommage. Le blé n'est simplement pas vu comme un allergène prioritaire chez bien des manufacturiers.

Je ne l'aime pas mais c'est l'esprit de la lettre. WORD.


Comme dirait l'autre, "just watch me". Je ne pense pas que j'ai "tag téléphonique avec le service à la clientèle de Lowblaws" dans mon planning cette semaine. Ni l'autre. Je vais attendre gentiment que la nouvelle loi sur l'étiquetage ne les y force.

Ça fait beaucoup d'erreurs en peu de temps et pourtant je fais tellement d'efforts... Je suis moins découragée qu'hier (trou noir total hier remarquez) mais ça donne toute une frousse d'avoir de la difficulté à marcher ou bien à parler. Je voulais effacer le billet d'hier mais je le laisse pour laisser des traces du contexte. Ça me rappelle des souvenirs plutôt sombres de mon papa aussi. Je le cache plutôt mal alors autant le dire d'emblée : j'ai peur d'être porteuse de la même maladie que mon père (soit la sclérose en plaques ou la sclérose latérale amyotrophique, dépendemment duquel de ses neurologues on croit). J'ai encore plus peur de la développer. Qui sait, c'est peut-être ce qui se passe et c'est tout simplement accéléré par le gluten? Qu'en sais-je. Ça n'a jamais été bien net le diagnostic de mon papa de ce que j'en comprends.

Puis on s'entend, j'ai une attitude de poche avec tout ça.
Tout ce que je sais c'est qu'une autre fin de semaine vient de se faire passablement violenter par ceci. J'avais une belle journée de thé, fringues, gossip et yoga avec mon amie (hello lady!) de planifiée. Je l'ai passée sur le trône au lieu (hello, TMI!).

Je suis en deçà de mon poids de forme. Je peux difficilement penser à bien balancer ma diète et à remplir mes réserves de glycogène quand je n'absorbe rien du tout de ce que je mange, disons. Et je déteste me plaindre ok? J'aime vraiment pas ça mais je veux documenter ce qui m'arrive parce que je me dis que ça peut faire prendre conscience à quelqu'un que ce qui lui arrive n'est pas de l'épilepsie, une psychose, de la fatigue chronique, le colon irritable, name it, mais tout simplement une réaction alimentaire bête.



Mais bon. Perspective. J'ai des solutions dans mon grand sac à outils. On m'a conseillé en janvier quelques suppléments. Je trippe plus ou moins sur l'idée et j'y allais au strict minimum mais selon mes dernières analyses sanguines j'ai la tête trop dure (ferritine trop basse, vitamine b juste sur la limite de la normalité, comme pas mal tout de manière générale et comme c'était une bonne journée quand j'ai fait faire mes analyses...). Voici donc le régime : 1 multivitamine avec fer, 60mg de coenzyme Q10 2x par jour, 1000UI de vitamin D3 2x par jour et 1000mcg de vitamine B12. On ajoute à ça de l'huile avec omégas 3-6-9 les jours où j'en mange moins que 3g environ.

C'était plus simple avec les anticonvulsants et ça ne peut être un échec plus lamentable. Je vais donc m'y mettre avec diligence et on verra si ça fonctionne.

J'ai aussi décidé de bannir tout aliment qui n'indique pas clairement SANS GLUTEN. J'ai peur que le prochain épisode ne se règle qu'à coups de canne et ça me semble la seule manière de réduire le risque au minimum.



Au niveau du plan d'entraînement : c'est qualibré sur ma performance au demi hypothermique jusqu'en avril. J'ai décidé d'arrêter de faire une crise d'égo avec ça. En fait je trouve vraiment comique que les intervalles marche-course de Sylvie correspondent à mes courses (et il faut que je trouve ça comique parce que c'est ça que je peux faire en ce moment anyway). La grande vérité de la vie c'est que j'ai une fucking maladie autoimmune et peu d'expérience en course à pied. La seconde partie de cette grande vérité de la vie est que tout le monde s'en fout bien de mon pace sur 20km - ou devrait ne pas s'en soucier parce que je ne vous paie pas pour. En somme, si je me mets de la pression j'y perds le fun, et si je perds le fun je perds avant même d'avoir essayé de gagner.

Fin mars je vais faire un test sur 10km et requalibrer les vitesses à partir de ça. Pas pour me dépasser. Pas pour finir en X en septembre - quoique j'ai plein de rêves. Simplement parce que je suis persuadée que le sport aide mon corps à se guérir des dommages faits par tout le reste. Je suis convaincue que sans les séances avec le TRX j'aurais de graves problèmes d'équilibre et de motricité. Je suis convaincue que sans le vélo et la course pour évacuer le stress je passerais mes semaines au lit à regarder le plafond en me disant FUCK EVERYTHING.

Un jour j'ai marché devant ceci et j'ai su que j'en prendrais le départ. C'est juste une question de savoir quand.


Ça va mieux maintenant. j'ai même pris une petite marche vers 16h avec Frédéric et mes nouveaux souliers qui n'ont pas beaucoup voyagé (2km!). Le même Frédéric qui me cuisine toutes sortes de gâteries pour que je remonte la pente. <3.


Comme dirait Trent -

all I've undergone
I will keep on

underneath it all
we feel so small
the heavens fall
but still we crawl

all I've undergone
I will keep on

samedi 5 mars 2011

encore un peu plus bas.

Je ne sias plus quoi penser.

J'ai un diagnostic qui ne veut rien dire autrement que de décrire que le gluten attaque mes nerfs. Ben oui toi. Je suis quasiment surprise.

Avec le diagnostic vient une bonne dose de sympathie (ooohn pauv' tite choupette) et l'admonition de ne pas en manger pour ne pas câler plus creux.

Je n'en mange donc pas.

Sauf qu'on dirait que ça ne règle rien. Litanie sous forme de liste de ma journée d'aujourd'hui. Je me garde une petite gêne mais pour ce qui se discute publiquement :

J'ai 0 énergie
J'ai mal partout, mal aux os on dirait, mais aussi comme des épingles partout
J'ai des spasmes partout, on dirait qu'ils se promènent
Ma mémoire fait des freegame (mercredi, oubli de mon code postal. Pas mon genre.)
J'ai des nausées
Je fonce continuellement dans les tables/chaises/coins de mur, je vais finir par porter des caps d'acier dans la maison
J'arrête pas de perdre du poids, surtout du muscle - grosso modo 10lbs la semaine dernière
J'ai des fourmillements aux mains et aux pieds
Je me sens parfois comme s'il faisait -20 dans l'appart, complètement transie
J'ai de la difficulté à coordonner mes mouvements en faisait des tâches ordinaires, c'est comme si j'étais faite en guénille

Normalement ça vient quand je mange du gluten par erreur mais là je ne vois vraiment pas ce que ça pourrait être. Peut-être des symptômes sur plusieurs jours d'une contamination plus tôt dans la semaine que j'ai pas remarquée. Je ne sais plus.

Je ne sais plus. Je suis fatiguée. J'en peux plus. Je ne suis pas trop plaignarde habituellement mais là je manque de moyens de mitiger tout ça.

dimanche 27 février 2011

On the down low

D'abord les trucs positifs : J'ai entrepris un programme d'entraînement beaucoup mieux structuré que ce que j'ai bagossé depuis décembre. J'avais vraiment escamoté la périodisation pour le demi hypothermique parce que je ne l'avais pas planifié dans mon année de course. Je pense que je vais pouvoir m'améliorer avec ce nouveau plan et avoir du plaisir en le faisant. Les 2 prochaines semaines sont pas mal relaxes mais bon, j'ai le droit.

Du côté négatif, je ne sais pas ce qui s'est produit hier mais je suis malade comme un chien aujourd'hui sans pouvoir dire avec certitude ce qui m'a rendue malade. Les problèmes ont commencé avec un combo rhum et stroboscopes - mais le premier est sans gluten et le second ne devrait pas me faire de problèmes si tout est autrement normal. Alors je ne sais pas trop. Contamination croisée? Who knows. J'ai juste le goût de dormir pendant 2 mois. On dirait que c'est ce que ça prendrait pour remonter la pente après un incident. Perdre 6lbs en une journée grâce au régime instantané de contamnation croisée, c'est vraiment épeurant.

ONWARDS AND UPWARDS.

dimanche 20 février 2011

Demi hypothermique - à la mode Jules César.

Tout d'abord, un petit tour sur wikipédia, où on trouve une entrée fascinante sur l'hiver québécois. Ça met les choses en contexte quand je dis qu'il faisait beau et chaud. ;)

 Le vent était de la partie et ma cheville était inconfortable au lever (3/10 sur l'échelle de c'est une mauvaise idée de courir). Mais comme je m'étais dit que je passerais au moins la ligne de départ... VENI!

La première règle de la course à pied : you gotta show up. (Je ne sais pas pourquoi j'ai le doigt en l'air, mais ça tombe bien!)
Normalement, quand le coup de départ est donné, j'ai un bon jet d'adrénaline qui me fait oublier les 5 premiers kilomètres. Pas ce coup-ci. Le parcours débutait avec une descente glacée.  Ça m'a anesthésiée un peu disons. J'avais mes crampons, mais je peinais à tenir mon rythme voulu même avec ça.

Ça s'est gâté une fois sur le Circuit Gilles-Villeneuve, parce qu'on dirait que même quand mes crampons passaient dans la glace, ils n'avaient que très peu de traction à cause de la divine asphalte lisse du circuit de F1. Je dis divine parce que temple sacré de l'automobile qu'il est, l'épandage d'abrasifs n'y est pas permis.


Rien à signaler du premier tour sauf le fait qu'il était clair pour moi que ma cheville rechignait dès que je poussais la cadence un peu. Je souffrais au 5ème kilomètre. J'ai alors officiellement décidé de casser le rythme et de prendre le demi comme une course du dimanche. C'est bien beau les épreuves, et les roux sont peut-être plus douillets que la moyenne, mais il demeure que j'ai envie de faire un bon preier marathon et pour ça, il faut que je sois sur mes deux pieds.

7km - je suis de bonne humeur et mon linge est 3 tailles trop grand.
Deuxième tour : je ne fais que me répéter ma routine de danse moderne pour la course à pied - mon tronc est-il bien solide, le mouvement des bras efficace, la respiration facile, le genou au-dessus du pied qui est au-dessus de la hanche qui supporte le tronc - est-il solide? Ad nauseam. En regardant les photos que mon paparazzi préféré a croquées (<3!) ce n'est que trop clair que je lançais mes jambes beaucoup trop vers l'intérieur avant même d'être à mi-parcours. Je compensais pour la douleur efficacement mais ça ne donne pas une foulée trop efficace.

J'ai fait un petit test au 10ème kilomètre : rien à faire, pas capable d'aller plus vite que 6:35/km sans avoir mal. Je ne parle pas de douleurs attendues dans les muscles, j'allais vraiment trop lentement pour même commencer à sentir la fatigue s'installer... Plus comme des petites aiguilles dans la face interne de ma jambe gauche à chaque fois que je me donnais un peu de vitesse.

Durant tout le 2ème tour, j'ai agrippé la semelle de deux coureurs qui me semblaient sympathiques : un prof d'une trentaine d'années et son mentor de course dans la quarantaine. Le second, ultramarathonien, qui lui racontait toutes sortes d'histoires sur ses courses passées. Leur conversation était intéressante, leur rythme était bon pour moi, j'ai tendu l'oreille.  Je n'ai pas jasé par contre parce qu'au km 12, un mal de tête a commencé à me déranger.

C'est là que j'ai réalisé que je n'avais encore rien bu. Complètement oublié de boire - c'est plus facile pour moi de penser à boire quand je suis haletante, on dirait. Trainer autant de trucs sur ma ceinture et parvenir à oublier que je la porte, c'est peut-être une bonne indication qu'elle est confortable mais, pas impressionnée disons.

J'ai essayé de reprendre le temps perdu mais ça ne fonctionne pas comme ça. 500m plus tard environ, pause-pipi, couleur café, que je n'aime pas ta couleur, café. n'en déplaise à Gainsbourg. Disons qu'après le vent, la douleur, c'était une mauvaise surprise et mon moment VIDI de la course.  Je comprends cet épisode plus ou moins parce que ça ne m'est jamais arrivé de ne pas avoir soif ou faim dans une course et parce que j'étais vraiment très bien hydratée avant le départ. Mais bon, une pelure d'oignon de trop peut-être. J'ai perdu environ 3kg d'eau en 21km. :O

À ce point-ci je me disais que j'aurais un bon 2km à marcher avant de pouvoir vraiment arrêter, alors pourquoi ne pas me rendre au 14km avant de décider officiellement de lâcher - c'est plus près du vestiaire. Mais le liquide s'est mis à passer  et je me sentais pas mal mieux alors, pourquoi ne pas finir?

Et de deux - drôle de foulée mais je vous garantis que mon pied est toujours rattaché à ma jambe.


Le dernier tour était un peu plus lent. Je voulais seulement finir en bas de 2h35 à ce point-là. J'ai fait 5x 900m + 100m marche, pour finir les 2 derniers en courant. Ça devait être hyper gossant pour les coureurs que je dépassais pour ensuite laisser me dépasser mais quand mon estomac décide qu'il n'y a rien qui va passer et qu'il menace de renvoyer la marchandise, c'est la seule méthode que je connais pour que ce moment désagréable passe.

Je sonne comme si tout était une sinécure : ce n'est pas le cas, j'ai eu beaucoup de plaisir! Mais ce n'était pas «ma course».

Reste que toute course qui se respecte mérite son petit déficit d'oxygène à la fin :

AAAAAAAH! Notez l'amusement du petit couple derrière.

AAAAAAAH!

Et hop! VICI!
Merci à Frédéric, meilleur paparazzi/cheerleader/cuisinier personnel/masseur/psychiatre du monde entier, à Pat qui s'est offert généreusement pour me remplacer au boulot, aux athlètes sur dailymile/twitter pour leur généreuse dose de motivation, aux amis et à la famille qui m'encouragent même quand je bougonne.
Genre de merci corporatif à nuun, qui font des électrolytes à boire sans gluten sans lesquels j'aurais probablement passé un très mauvais quart d'heure!


What next? Je ne sais pas encore. Je n'ai aucune inscription sauf pour le marathon de Montréal à l'heure actuelle. Je veux faire le triathlon de Verdun aussi. Sinon je pense que j'en aurai plein les bras simplement avec l'entraînement! :)

vendredi 18 février 2011

pré-course en forme d'action de grâces

Demi-marathon demain! Une espèce de folie qui n'aurait pas été possible sans le soutien de Mon Fantastique Mari, de mon employeur, de mes potes. Je vous suis reconnaissante à l'os. :)

Un coup d'oeil sur mon kilométrage depuis décembre montre deux choses : ma vitesse n'est pas si mal mais je n'ai vraiment pas beaucoup de bitume/sentier/crotte de chien sous le pied pour ce demi. Je suis craintive un peu par rapport à ça, je ne pense pas que ce soit dramatique mais je ne vais absolument pas viser un record demain. Mon objectif : finir avant les marcheurs.

Ça devrait aller.

Pas de bidules sonores demain non plus. Je vais apporter mon Garmin tout neuf (wheee!) juste pour avoir un indice de ma vitesse parce que sur le CGV je prends le fixe plutôt facilement.

Parlant de prendre le fixe. J'ai hâte de remonter sur mon vélo. Je ne voulais pas me faire une blessure stupide avant le demi.

C'est pourquoi je me suis déclissé (comme dans j'ai perdu mon éclisse?) la cheville en marchant. Rien ne sert de parer à rien, il finit toujours par pleuvoir.

J'ai rendu la serviette à McGill. L'horaire de partage de la piscine était simplement un peu trop difficile à négocier avec une vie pseudo normale. Quant à la piste intérieure, je veux bien comprendre que les membres sont des citoyens de deuxième classe par rapport aux étudiants mais quand n'importe qui se met à courir à contresens dans mon couloir, que je n'ai que pour une petite heure parce qu'il est impensable de me permettre de rester alors que l'équipe de triathlon vient faire des intervalles... PFffffffff. C'est à croire qu'ils sont 90? M'enfin. On va bien voir si c'est le fun le ouaille aime scier.

Alors voilà. J'ai visualisé ma course. J'ai mangé mes galettes de riz comme si c'était une religion. J'ai des m&ms pour demain. Pour tout le reste je m'en remets à mes doigts de pied.

dimanche 23 janvier 2011

récapitulation en retard du 23 janvier - :>

Les dernières semaines ont été marquées par mon indiscipline mais riches en améliorations. Tout d'abord, le 10, j'ai rencontré un médecin qui non seulement était au fait du lien entre l'«épilepsie» et la maladie coeliaque mais qui en plus va pouvoir m'apporter un genre de suivi s'il s'avérait que j'en aie de besoin.

J'ai donc 0,75 médecin de famille, ce qui n'est pas un médecin de famille mais qui s'en approche suffisamment si on arrondit.

J'ai aussi découvert toutes sortes d'aliments avec du gluten caché, ce qui limite pas mal ma capacité à faire quoi que ce soit d'autre que du vélo sur place dans le confort de mon chez moi les jours qui suivent la chose. Reste que je suis fière de moi, j'ai tenu le cap tout en respectant mes limites.

Ça fait TRÈS longtemps que je n'ai visité la piscine. Je me trouve toutes sortes d'excuses (mon maillot est trop grand, y'a la foule de résolutionneux de janvier, il fait trop froid pour sortir les cheveux mouillés, les phases de la Lune attirent les marées, name it.). Pas fort mais j'ai trouvé pourquoi : il me faut un coup de mains de quelqu'un qui sait à peu près nager parce que présentement chaque minute passée en piscine me fait douter de son bien-fondé par rapport à faire un p'tit 5km. La vérité toute nue? Présentement, je n'ai pas la base d'endurance que je voudrais en course à pied et je veux en faire ma priorité. J'ai renouvelé jusqu'au 21 février à la piscine que je fréquente mais passé le demi hypothermique, je me trouve du coaching pour mon crawl qui ressemble plus à de la barbotte électrocutée, et je commence une vraie progression en natation. Je veux me faire du fun sur une distance sprint au triathlon de Verdun. Il n'y a rien de compliqué là, j'en serais amplement capable demain matin, alors, chill pill et une chose à la fois.

Parlant de chill pill. Je paniquais un peu plus tôt aujourd'hui : depuis un mois mon entraînement en course à pied me semble pas mal poche, j'ai manqué des longues courses - pour toutes sortes de bonnes raisons mais je les ai manquées quand même.

Il n'y a qu'une seule question qui importe : est-ce que je suis en forme pour courir 2h - 2h10 de temps avec un gros sourire jusqu'aux oreilles? La réponse est oui. Tout ce que je fais à partir de maintenant n'est que pour modifier à quel point ça se rapporche de 1h50 ou 2h10. Il n'y a que mon égo qui s'en soucie et à part d'autres coureurs qui compareront cela avec leurs propres temps, ça ne dit rien à personne. À ce point-ci je n'ai même pas envie de m'en soucier moi-même. C'est beaucoup plus important que je me trouve des bons bas pour courir tout plein que de faire toutes mes séances de fractionné sans m'accorder un petit moment de paresse pour regarder les étoiles ou le lever du soleil.

La grosse amélioration des dernières semaines se trouve dans mon attitude. J'ai décidé que ça m'importe peu de faire un temps en particulier maintenant, ce que je veux c'est courir au moins jusqu'à mon premier dentier, faire du vélo à l'âge où d'autres arrêtent de conduire, être la mémé hardcore qui m'impressionne tellement à la piscine dans 50 ans. Ça demande du respect pour les distances et de l'enthousiasme. C'est tout simple mais c'est un terrain pas mal plus miné que de gagner 1 point de VO2max ou perdre 1% de gras corporel - ça se construit en parties infimes qui se perdent dans l'horizon et qui se défilent l'instant où on les fixe.

Reste que je ne connais pas beaucoup de gens extraordinaires qui trippent sur leurs propres stats alors je ne vois pas d'autre issue. ;)

Je me suis inscrite au marathon de Montréal. J'ai beaucoup plus faim que ça mais je vais commencer par un petit monstre avant d'en caresser des plus gros.

Mon amoureux veut se remettre à faire «une petite demi-heure» tous les matins. On dirait bien que mon insécurité face à mon manque de kilomètres au compteur va se régler d'elle-même.

Pour tout le reste, s'agit de mettre un pied devant l'autre...
:)

mardi 4 janvier 2011

bonbedibedon.

J'ai beau dire que tout va mieux, je garde le cap, si il neige on pelletera, à chaque jour suffit sa peine... C'est long guérir ma bédaine coeliaque. Pas singulièrement long, on s'entend. On parle de 2 à 3 semaines pour une personne moyenne, alors si je suis bien demain, c'est une guérison rapide. Je me trouve vraiment chanceuse d'avoir des réponses, surtout que j'ai passé le premier temps des Fêtes depuis EVER sans faire de crise convulsive/indigestion/autres choses qu'on peut blâmer sur le pain croûté.

Reste que.

J'en ai marre. Je veux aller courir. Je veux aller courir. Je veux aller courir. Courir aussi, ça serait bien.

Mais bon, pas aujourd'hui. Demain peut-être. Je vais reprendre mon plan à la semaine 1, sans faire de fractionné, quand je n'aurai plus la digestion d'un magicien qui a trop avalé de papier de soie avec des colombes dedans. Ensuite, un petit 15-20 jours à travailler surtout l'endurance et je verrai rendu là si c'est possible de jouer avec la vitesse ou si le temps joue contre moi pour améliorer mon temps.

Sexy mari a pris la peine d'annoncer à toute la famille qu'on fera tous les deux au moins le triathlon de Verdun un contre l'autre (prenez ça comme vous voulez mais je ne pense pas qu'ils autorisent les tandems. pfff.). Alors faudrait bien que je puisse aller nager aussi avant que mon maillot ne se décompose de tristesse dans mon casier.

Pas aujourd'hui. Demain peut-être. Ce soir, une brève séance sur le trainer. La motivation est au rendez-vous, c'est toujours ça de pris, mais c'est de la torture de laisser passer les belles journées sans sortir les mettre sous mes semelles.